Goéland argenté

Larus argentatus  Goéland argenté

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Laridae
Genre Larus
Nom binominal  Larus argentatus  Pontoppidan, 1763



Grand et bruyant, le Goéland argenté est un oiseau des falaises côtières en été. En hiver,il fréquente tous les rivages et pénètre dans les terres. A cette saison, sa tête et son cou blancs sont striés de brunâtre. Plus pâle que le Goéland leucophée, il a les pattes roses.

Nidification: Nid au sol, sur une corniche de falaise ou un toit, contenant 2 ou 3 oeufs, 1 ponte en Mai.

Alimentation:Poissons, mollusques, insectes, déchets variés, au sol ou dans l'eau.

Espèces proches: Goéland leucophée, Goéland cendré, Goéland brun.

Description complète:

Morphologie:

Corps massif, ailes longues, assez larges et arrondies, queue assez courte et légèrement arrondie. Adulte en plumage nuptial, dos et dessus des ailes gris-bleu pâle, aile bordée de blanc à l'arrière et noire avec 2 grosses taches blanches à l'extrémité, tête et reste du corps blanc pur. En hiver, dessus de la tête, tour de l'oeil, joues, nuque et côtés du cou strié de gris-brun. Bec fort, épais et anguleux, jaune avec une tache rouge sur la mandibule inférieure près de l'extrémité, pattes palmées roses chair, oeil jaune pâle entourée d'un anneau de peau jaune orangé. Longueur totale: 55 à 67 cm, Envergure: 1,40 à 1,55 m, Poids: 750 à 1240 g (mâle), 690 à 1080 g (femelle).

Habitat:

Essentiellement lié au milieu aquatique. En période de reproduction, littoral maritime, falaises, îlots, mais aussi toits, chalands, marais côtiers et dunes. En hiver, côtes rocheuses et sableuses, vasières des estuaires et des baies, lagunes saumâtres, plages, champs labourés, ports, remonte également les fleuves jusque dans les grandes villes.

Activité et reproduction:

Diurne. Très graigaire, se rassemble en groupes pouvant atteindre plusieurs dizaines d'individus, pour se nourrir ou dormir. Vol assez lourd. Se pose fréquemment sur les toits et les bateaux dans les ports. En France, le Goëland argenté est très commun toute l'année. Les oiseaux nichant en France sont sédentaires, mais se dispersent sur le littoral (vers le sud et vers le nord) et à l'intérieure des terres en hiver. Une partie des oiseaux britanniques, hollandais et même islandais hiverne régulièrement sur les côtes occidentales françaises. Les arrivées s'echelonnent de Septembre à Octobre, et les oiseaux repartent surtout en mars-Avril. Quelques oiseaux scandinaves fréquentes les côtes du Nord de la France d'Octobre à Février.

Reproduction:

Niche en colonies importantes, souvent en association avec le Goëland brun. Le nid est une dépression dans le sol, abondamment garnie de végétaux verts (herbes, algues) et d'autres éléments (morceaux de plastiques, cordages). S'installe parfois sur le toit des bâtiments. Une seule ponte annuelle, de mi-Avril à début Juillet, comportant 3 oeufs vert-olive, brun-fauve ou bleuâtres, tachetés de brun dessus. Mâle et femelle s'occupent de l'élevage des petits, qui quittent le nid à l'âge de 2 ou 3 jours, mais demeurent à proximité. Ils prennent leur envol à 35-40 jours et deviennent indépendant peu après. Maturité sexuelle dès 3 ans. Longévité maximale connue: 32 ans.

Alimentation:

Très variée. Capture des vers, des insectes, des crustcés, des mollusques, des poissons et des oiseaux, ou les vole à d'autres oiseaux. Mange aussi des graines et des végétaux vetrs, des cadavres, des déchets de pêche et des détritus ménagés.

Répartition:

Niche dans une grande partie de l'hémisphère Nord: Europe (de la côte atlantique française à l'Islande et la Scandinavie), Sibérie orientale, Amérique du Nord. Les oiseaux de Sibérie orientale sont généralement rattachés au Goëland argenté mais pourraient constituer une autres espèce, non encore décrite. L'aire d'hivernage en Europe coïncide avec l'aire de nidification, à l'exception des régions nordiques où l'espèce n'est pas présente à l'intérieure des terres en hiver. En France, le Goëland argenté se reproduit essentiellement sur les côtes occidentales, de la Gironde au pas de Calais, dont près de 75% de la population française en Bretagne. En hiver, l'espèce est présente sur tout le littoral occidental, notamment à la pointe de Bretagne, dans le golfe du Morbihan et l'estuaire de la Loire, sur le côte vendénne et dnas les marais charentais. Le Nord de la France, les vallées de la Seine jusqu'en Ile de France et de la loire accueillent un nombre important d'oiseaux chaque hiver. L'espèce est très rare dans la moitié sud-est du pays