2015

2015 les pollinisateurs

Projet


Avec la construction des "Hotel à Insectes " nous vous proposons la recherche des pollinisateurs dans nos jardins.  Abeilles solitaires,  Syrphes, etc. 

Constat
Chez la plupart des plantes supérieures, la reproduction sexuée nécessite le transport de grains de pollen vers le pistil d’individus différents. Parmi les animaux susceptibles d’assurer cette pollinisation, les insectes sont de loin en première ligne.

Pour la seule Europe occidentale, des milliers d’espèces de Lépidoptères ou d’Hyménoptères sont impliquées dans la pollinisation. Pour les plantes cultivées, l’importance économique des insectes pollinisateurs est donc immense, mais elle est inestimable en ce qui concerne les milliers d’espèces végétales non cultivées qui dépendent exclusivement de la pollinisation entomophile.

Quoi qu’il en soit, dans tous les pays développés, ces insectes pollinisateurs sont en forte régression, notamment en milieu rural. Cette régression menace la pérennité d’une cohabitation entre insectes et plantes qui s’est établie au long de millions d’années. Quelles qu’en soient les causes, son impact sur tous les écosystèmes et, bien entendu sur l’économie agricole, pourrait être considérable.

Depuis plusieurs années, la régression des populations d’Abeilles domestiques a été fortement médiatisée et la recherche s’est penchée sur le sort de ces insectes qui sont devenus un emblème de la lutte pour le maintien de la biodiversité. Ces attentions, par ailleurs justifiées, ne doivent pas faire oublier le péril immense qui pèse sur l’ensemble des insectes pollinisateurs sauvages.

Des abeilles sauvages dans la ville
Les abeilles sauvages constituent de bons indicateurs de la qualité des milieux ouverts secs, des zones d’habitat humain (jardins, parcs et espaces verts) et des friches urbaines et péri-urbaines. L'objectif de cette étude est de mettre en évidence les différences de diversité en espèces d’abeilles en fonction du caractère plus ou moins artificiel et isolé de ces différents types de lieux.
Pour réaliser des inventaires sur site, l'atelier s’appuiera sur des bénévoles motivés qui assureront le suivi de sites ( à définir), du printemps à la fin de l’automne 2015, en y réalisant des prélèvements pour identifications.


Rappel
Les Hyménoptères Apoïdes comptent près de 900 espèces d’abeilles sauvages en France continentale et Corse. En raison de leur spécificité alimentaire, de leur exigence en matière d’habitat ou encore, pour certaines espèces, de leurs besoins en matériaux spécifiques pour la construction du nid, les abeilles sauvages constituent de bons indicateurs de qualité des milieux et leur présence ou leur absence peut nous renseigner sur l’intégralité de la structure de la végétation, l’aspect des fleurs, des surfaces sans végétation et le degré de connexion dans l’espace et dans le temps des sites qui sont favorables aux Apoïdes. De plus, des espèces inféodées aux milieux sans végétation ou à végétation très éparse peuvent caractériser ces habitats.
Pour préserver le rendement des cultures, on ne saurait se contenter d’enrayer le déclin des abeilles domestiques : il faut enrayer celui, moins médiatisé mais tout aussi réel, des pollinisateurs sauvages.

Que faudra t il faire ?
Les groupes participant suivront au moins 3 sites, de préférence sur le quartier :
un petit espace vert isolé (entouré d’immeubles) type square.  minimum 100 m2
un jardin (en zone pavillonnaire) très entretenu,  « à la française » (pelouses rases et haies taillées) ; si possible au moins 400m2
un parc (st pierre ) (essences locales et non horticoles dans la haie) marqué par l’absence de contraintes fortes, surtout chimiques.
L’étude commence dès que possible pour chaque groupe en 2015 et prendra fin avec l’activité des abeilles au cours de l’automne. On parcourra le site d’étude, toutes les 2 à 3 semaines,  Les abeilles seront capturées au filet ou à l’aspirateur à bouche.
Etude et identification en réunion hebdomadaire. ( Garder les prélèvements au congélateur pour identification )